Araignées dans la maison à l’automne : pourquoi elles arrivent et comment les tenir dehors

Image
À l'automne, les araignées s'invitent souvent dans nos maisons. Cet article explore les raisons de leur présence et propose des solutions efficaces pour les éloigner. Apprenez à garder votre intérieur agréable tout en respectant ces créatures inoffensives.

Chaque année, c’est le même scénario. Dès la fin de l’été, les grosses araignées brunes font leur apparition dans le salon, la salle de bain ou le long des plinthes. Elles impressionnent par leur taille et leur vitesse, mais leur présence a une explication simple et quelques gestes suffisent à limiter leurs visites.

Voici ce qu’il faut savoir pour garder un intérieur agréable.

Pourquoi voit-on plus d’araignées en septembre ?

Contrairement à une idée répandue, les araignées ne viennent pas surtout se mettre au chaud. Les grandes araignées qu’on croise à l’automne sont souvent des tégénaires, des araignées domestiques qui vivent déjà dans les maisons, cachées dans les recoins, les caves ou les greniers. À la fin de l’été, les mâles adultes quittent leur toile pour chercher une femelle : ils se déplacent beaucoup, y compris en plein milieu de la pièce et c’est pour cela qu’on les remarque.

D’autres arrivent bel et bien de l’extérieur, par les interstices des fenêtres, les bas de porte ou les bouches d’aération. Elles suivent aussi leur nourriture : une maison où les insectes abondent, attirés par la lumière ou les recoins humides, offre un garde-manger idéal.

Répulsifs et appareils : que peut-on en attendre ?

Face à une invasion, beaucoup se tournent vers les solutions du commerce. Sprays, diffuseurs, pièges collants ou appareils électriques promettent tous de faire fuir les araignées, avec des résultats très variables. Avant d’investir, il vaut mieux se renseigner sur l’efficacité réelle des prises anti-araignées, souvent vendues comme une solution miracle alors que leur fonctionnement mérite d’être compris.

Les pièges collants posés le long des plinthes ont un autre intérêt : ils indiquent où passent les araignées et donc où se trouvent les entrées à reboucher, ce qui reste la mesure la plus durable. Placés près des portes, des fenêtres et dans les pièces peu fréquentées, ils servent autant au diagnostic qu’à la capture.

Boucher les entrées et couper les ressources

La prévention commence par l’enveloppe de la maison. Un joint de fenêtre fatigué, un bas de porte qui laisse passer la lumière ou une fissure autour d’une gaine électrique sont autant d’entrées. Les reboucher avec un mastic adapté ou poser une brosse de bas de porte réduit nettement les passages et améliore au passage l’isolation.

Il faut ensuite couper les ressources. Moins d’insectes, c’est moins d’araignées : limiter l’éclairage extérieur le soir, ou choisir des ampoules à lumière chaude qui attirent moins les insectes, fait une vraie différence. À l’intérieur, un passage régulier de l’aspirateur dans les angles, derrière les meubles et sous les radiateurs élimine toiles et cocons avant qu’ils ne se multiplient.

Une maison moins accueillante pour les insectes l’est aussi pour les araignées qui les chassent.

Faut-il vraiment s’en débarrasser ?

La question mérite d’être posée. Les araignées domestiques de nos régions sont inoffensives pour l’homme et elles rendent service en capturant mouches, moustiques et mites. Une araignée discrète dans la cave ou le grenier n’est pas un problème et elle limite même la présence d’autres insectes plus gênants.

Pour celles qui s’aventurent dans les pièces à vivre, la méthode du verre et de la feuille de carton reste la plus simple : on recouvre l’araignée, on glisse le carton dessous et on la relâche dehors, loin de la porte. Un geste rapide, sans produit, qui règle la question en quelques secondes.

Photo : tégénaire, Géry Parent (CC BY-SA 3.0), via Wikimedia Commons.