Les origines du Venezuela remontent à des milliers d’années, quand des migrations amérindiennes ont commencé à peupler le territoire. Mais c’est vraiment à partir des écrits qu’on peut retracer l’histoire et celle-ci débute avec l’arrivée des premiers Espagnols à la fin du 15ème siècle. Le Venezuela s’est formé en tant qu’État en 1777, tirant ses racines de la Capitainerie générale du Venezuela, une colonie espagnole fondée en 1527.

Index
- 1 Les premiers colons du Venezuela
- 1.1 Groupes indigènes
- 2 Période coloniale au Venezuela
Les premiers colons du Venezuela
Le premier humain à fouler ce qui allait devenir le Venezuela l’a fait il y a environ 30.000 ans. Il venait de l’Amazonie, des Caraïbes et des Andes. Ces premiers peuples sont arrivés au Pléistocène tardif, très certainement du nord. Ils ont ensuite commencé à s’installer le long de la côte nord.
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On a retrouvé des traces de ces populations ancestrales à Muaco, Taima-Taima et El Jobo. La présence de ces premiers colons remonte au moins à 13000 avant J.C. À l’époque, les habitants des terres qui forment aujourd’hui le Faucon cohabitaient avec une faune impressionnante : glyptodontes, mégathéâtres et toxodontes.
Groupes indigènes
La période indigène commence vers 1000 avant J.-C., mais le développement varie selon les régions. Une chose est sûre : l’agriculture s’est progressivement développée parmi les différents groupes. Environ un demi-million de personnes seraient venues du nord, sans doute depuis la région de Calabozo, en passant par l’ouest, les Andes et le nord des Caraïbes.
Les principaux peuples indigènes du Venezuela étaient les chibchas dans les Andes, les caribes sur pratiquement toutes les côtes et les arawakos dans les zones côtières. Au sud vivaient les wayuu ou guajiros. Le Venezuela précolombien était extrêmement diversifié. Les différents groupes indigènes appartiendraient à au moins 16 familles linguistiques distinctes :
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- la famille Arawak
- la famille des Caraïbes
- la famille chibcha
- la famille Guajibana
- la famille Timoto
- la famille Yanomama
Période coloniale au Venezuela
L’Espagne a colonisé le Venezuela à partir du milieu du XVIe siècle jusqu’aux premières guerres d’indépendance. C’est pendant cette période que naît véritablement la nation vénézuélienne. Un mélange complexe des cultures espagnole, africaine et indigène, avec l’espagnol comme langue dominante.
C’est aussi à cette époque que le christianisme s’est implanté. Deux mouvements majeurs marquent cette colonisation : d’abord la délimitation territoriale, ensuite l’organisation administrative qui formera la Capitainerie générale. Au début du XVIIe siècle, les Espagnols contrôlaient la zone côtière, les Andes et quelques enclaves. Les Llanos et le sud restaient des territoires indigènes. Les affrontements entre Espagnols et Indiens ont été constants, durant jusqu’au XVIIIe siècle.
Grâce à la colonisation espagnole, plusieurs villes majeures ont vu le jour : Valence, Coro, Barcelone, Puerto Cabello, Santiago de León de Caracas et Maracaibo. Caracas devint le siège de la Capitainerie générale, responsable du contrôle régional sous l’autorité de la vice-royauté de Santa Fe de Bogotá.
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Pendant la période coloniale, une structure de castes très marquée s’est développée. La race était un critère fondamental. Le pouvoir politique demeurait concentré entre les mains de familles blanches, descendants d’Espagnols et créoles nés sur place, connus sous le nom de Mantouans.
Vers la fin du XVIIe siècle, la société coloniale traverse une crise profonde. Les premiers mouvements d’indépendance émergent, annonçant la rupture qui adviendra au début du XIXe siècle.
La colonisation du Venezuela s’est officiellement terminée en 1821, bien que certaines provinces comme Maracaibo, Coro et Puerto Cabello n’aient été totalement libérées que jusqu’en 1823.
